Une réflexion sur le Design, par Francine Demichel (Présidente de la Fondation de l'Université de Corse)


« Faire du design ce n’est pas seulement penser pour faire , mais faire pour penser » Stéphane Vial

 

L’art du design est à proprement parler révolutionnaire; il vise à changer notre environnement. Il anticipe sur un  espace public futur. Son dessein est ambitieux: transformer le regard sur notre avenir.

Le monde est vécu comme un projet et non comme  un simple «objet». Être designer c’est vouloir s’impliquer dans le processus politique collectif du peuple, c’est chercher à participer à un imaginaire commun de demain. 
Bien sûr, le design n’échappe pas à la société de consommation ni à la contrainte du marché. Les designers les plus audacieux n’hésitent pas à parler de «réinventer» le monde, de penser le design comme projet global social, voire comme «geste philosophique», souhaitant conférer à la pensée du design une véritable portée épistémologique. 
Cet art est existentiel; mieux, existentialiste: l’existence y précède l’essence: chacun doit y imprimer sa marque afin de transformer la vie future, afin d’améliorer la qualité de nos affects . En attente de nos pensées futuristes, la société est à la recherche de la beauté. 

Insidieusement , le design modifie notre environnement afin que nous finissions par penser en fonction de sa présence, à travers ses formes. 

Alors que souvent l’artiste crée pour lui-même, sans se préoccuper de ses éventuels acheteurs ou spectateurs, le designer travaille pour les autres; il partage son talent et fait don de ses capacités artistiques qu’il s’impose de faire évaluer par le public des usagers. 

Avec le design, l’artiste moderne franchit un pas considérable: il part d’une logique individuelle vers une logique collective. 

Il retrouve la tradition de l’artisan, mais en la post-modernisant: l’artisan travaille pour le privé, alors que le designer travaille avant tout pour l’espace public, l’en commun. Le design c’est une manière nouvelle d’être présent dans la ville, par ses formes élégantes et aériennes: Ce qui est important c’est qu’elles aident à vivre autrement.

 Stéphane Vial fait remarquer que ces formes plastiques, matérielles refondent les formes sociales, les manières d’exister ensemble.  A la différence d’autres formes artistiques, le design a une valeur d’usage, un «effet socio-plastique»,  susceptible de modeler la société . «Si le design est avant tout une théorie de la forme, cette théorie de la forme est donc toujours en même temps une théorie de l’homme et de la société»( S. Vial). 

Il y a de l’optimisme et du progressisme derrière cette nouvelle création dite parfois des « arts appliqués ».Il s’agit de rendre le monde industriel meilleur. On connaît les premiers grands noms autour du Bauhaus : Gropius, Kandinsky, Mies Van Der Rohe… La fonction demeure, mais la forme s’impose . 

Les tenants de cet art ont à cœur de  démontrer que l’adaptation à une fonction industrielle n’est pas synonyme de laideur. Sans doute, le capitalisme a-t-il su s’emparer des designers et les faire entrer dans le circuit de la consommation industrialisée et standardisée. Sans doute, pour rendre un produit désirable donc consommable, faut-il que le designer reproduise des formes et des matières qui ne heurtent pas le regard et qui soient suffisamment fluides pour ne pas agresser l’acheteur .«Less is more» fut le slogan du Bauhaus. Tous les designers s’emparent de la formule: il faut rendre simples les choses compliquées. 

Au départ il y a certes une sorte  de snobisme dans le design qui se voulait original, extravagant: les premiers meubles, les premières cuisines relevaient davantage du style que du confort et de la technicité. L’idée originaire est intéressante: pourquoi le produit industriel ne serait-il pas beau, avec des formes recherchées, raffinées? On appela cela les «arts décoratifs», l’«art nouveau» . Cet art moderniste n’a pas honte d’afficher son parti pris industriel; l’industrie est son domaine. 
Quelque part, le design se situe au-delà de la rentabilité et cherche à construire avant tout des villes plus habitables. Au milieu de la contradiction entre un projet progressiste et artistique et un projet capitaliste, centré sur le produit industriel, le design occupe une position originale, ambivalente: comment faire de l’art sans faire de l’industrie, dans ce qu’elle comporte d’exploitation, vu du côté du capital, où la rentabilité prime tout.

Ainsi l’artiste a son mot à dire sur la ville, sur l’espace public. Faire des bancs publics traversés par des tiges afin que personne ne puisse s’allonger dessus, c’est céder aveuglément aux lois de la police urbaine et du marché. Mais un banc peut être aussi un lieu de conversation, d’échange amoureux, de sommeil pour un  clochard.

Il ne s’agit pas pour le design d’ignorer le marché: celui-ci reste aujourd‘hui le moyen privilégié pour faire connaître son travail artistique, mais nul n’est tenu d’en faire un objectif, une fin, un but. Le designer est avant tout un artiste, l’artiste-type de la société post-moderne, post-industrielle. A ce titre, il doit se dégager des impératifs de rentabilité, de compétitivité. . 
Ce qui le rend légitime, ce n’est pas le prix du produit qu’il a façonné, c’est son art; le marché n’est qu’une réalité dont il doit tenir compte, mais c’est son art qui le motive. Le designer est certes un expert, mais sans narcissisme, il doit créer non pour lui, pour satisfaire uniquement son propre désir, mais pour les autres, pour participer au service public. Aménageant l’espace public, il se soumet au jugement du peuple urbain. Certes, l’art ne résoudra pas seul les contradictions de la ville mais il peut y contribuer en imaginant des usages nouveaux à travers des formes nouvelles.

Nous vivons de plus en plus dans un univers «dessiné», mais le design industriel n’est pas présent partout du moins en France. 
Nous avons la chance en Corse, d’avoisiner l’Italie, pays du design, et nous pourrions prendre exemple: C’est d’autant plus facile qu’un département de l’IUT de l’université de Corse délivre un diplôme de design et que le Fab-Lab de la Fondation de l’Université de Corse accompagne cette initiative qu’il s’agirait de développer, marquant que si l’industrie n’a pas interrompu la continuité de l’innovation, la recherche universitaire sait, elle aussi, ne pas s’enfermer dans des schémas académiques traditionnels. 

L’artiste traditionnel vit dans le présent de sa création, le designer est dans le futur, il «pro-jette», littéralement, au sens où il jette devant nos yeux un idéal qui doit être mis en œuvre avec créativité, inventivité et expressivité. Au-delà des gestes de travail, les designers sont porteurs d’un mode de représentations, de manières de penser et de vivre, avec une incontestable exaltation, un plaisir non dissimulé.

Le design invite à s’interroger sur les frontières entre la compétence technique et le savoir faire. Le designer refuse de séparer le travail et l’art: il n’est pas d’habileté technique sans maîtrise esthétique - et inversement. En artiste, le designer fait de son œuvre son centre de gravité. Il y a certes du bidouillage dans la fabrication du design, mais le bon geste technique reste indispensable. 

Le design est un procédé deleuzien: il n’est pas, il devient.

S.Vial parle, lui, d’« effet de design »: « Le design, avant d’être un espace, est principalement un effet qui advient dans un espace, un produit ou un service. Cela signifie que le design n’est pas un étant, mais un événement, non pas une chose, mais un retentissement, non pas une propriété mais une incidence ». Le design a lieu,  il se fait avant de se dire, il se produit, s’opère, s’acte, s’éclôt, se crée. Ce n’est pas un concept logique, mais une opération phénoménologique. Cet « effet d’expérience» (S.Vial) se vit, s’éprouve, s’expérimente concrètement et immédiatement. Le design ne ressemble pas à la construction hiérarchisée d’une cathédrale, pas plus qu’au désordre de bazar de l’activité d’un hacker. C’est un art qui joue sur l’émotion, l’affect, l’imaginaire. Peu à peu le taylorisme disparaît de notre histoire collective. Il y a de la rébellion, de l’impertinence, de l’insubordination dans la pratique du design, qui est plus proche de la philosophie nietzschéenne que de la normalisation bureaucratique. 

Cette activité collective signe un incontestable retour du temps des utopies concrètes, qui visent à construire des espaces publics émancipateurs. 

De l’architecture au plus modeste produit de consommation, le design a vocation à couvrir tout le champ de la modernité sociétale. Désormais, tous les objets techniques peuvent être réenchantés, dans tous les secteurs d’activités grâce au développement de cet art susceptible de créer des formes, pour « enchanter la vie quotidienne » (S Vial).

Dans une société qui manque cruellement de mythes, il est essentiel de reconstruire de l’idéal autour du travail, avec de nouvelles pratiques sociales porteuses de liberté, de générosité, de passion. 

Le déclin des symboliques collectives, politiques, religieuses connaîtra un relais par l’art qui n’est pas individuel, mais collectif, par une démarche à la fois éthique et de haute créativité, qui marque une novation civilisationnelle.

Le design peut ainsi  participer à la construction d’un nouveau mode de société dont les contours restent encore flous. Les progrès de l’informatique permettent de fabriquer chez soi des objets fortement personnalisés (Fab-lab) qui peuvent être à la fois artisanaux et innovants. Le design numérique ne peut donc qu’accentuer cette tendance à faire du design esthétique et symbolique une activité populaire, créant des « expériences à vivre » (S.Vial) nouvelles liées à cet environnement novateur. 

Le  design peut très bien utiliser le marché, l’instrumentaliser en quelque sorte, pour soutenir la création contemporaine, y compris à l’aide de la production en grande série. La beauté se vend bien à l’âge du faire. Cet art post-moderne joue sur l’émotion, l’affect, l’imaginaire pour faire acheter; les marques se sont intéressées au design à des fins de communication; l’objet pour devenir un produit, est « travaillé »dans ses formes et ses couleurs, afin sans doute aussi de conditionner le sujet.

Ce sont là les contradictions du système, qu’il s’agit de connaître, faute de pouvoir les éliminer.

On l’a dit: l’ordinateur a remplacé le marteau. L’univers des objets industriels a changé de réalité. Suivant l’analyse d’André Gorz, on peut considérer que certaines activités sont autonomes et échappent au système de rentabilité maximum. 
Il faut relire à ce propos le magnifique ouvrage de Gorz, intitulé «
Les chemins du Paradis ». L’hétéronomie n’est jamais complète, elle laisse toujours une place à l’autonomie; il s’agit alors moins de produire pour soi, ses propres règles de travail, que de se servir de règles hétéronomes en toute liberté. Grâce à cette application élargie du principe d’autonomie, une réinvention du travail est envisageable. Cette réflexion qui allie travail et plaisir dépasse le problème  de l’autonomie AU travail, pour s’attacher à celui de l’autonomie DU travail.

Le marché s’accommode fort bien de l’éthique libertaire du design: liberté de créer, contestation de l’organisation hiérarchique, valeur de partage n’empêchent pas l’existence de l’idéologie de l’omniprésence de l’objet. On peut céder à la tentation  de l’objet, artistiquement conçu, alors que l’on n’en a nul besoin. Mais il n’y a pas que la satisfaction du besoin dans la vie, il y a aussi l’assouvissement du désir.

L'histoire et la philosophie ont souvent privilégié le sujet et négligé l’objet, surtout s’il s’avère quotidien, trivial: le réel c’est ce que l’individu construit, fabrique, le réel s’enferme dans la pensée. 

Aujourd’hui, avec le progrès scientifique et la matérialisation croissante des rapports sociaux, la recherche porte davantage intérêt aux objets, et des philosophes, tels François Dagognet,  travaillent sur les rapports entre sujet et objet, sans les séparer, en examinant au contraire l’un à travers l’autre. «L’objet condense, concrétise et matérialise le sujet; il aide à le reconnaître». Bien plus, contenant et contenu ne sont plus dissociés: l’enveloppe n’est plus oubliée, ni discréditée. 
L’apparaître n’est pas négligeable, dans la mesure où il révèle l’être, l’exprime. La forme n’est pas un élément externe, qui s’imposerait avec violence. Longtemps, l’objet a été présenté comme exclusivement utilitaire, pouvant devenir un rebut, un déchet, un débris dès qu’il ne peut plus servir. Francis Ponge a écrit de magnifiques poésies sur ce thème. Le design revalorise l’objet et lui redonne une dimension ontologique, le dissociant de la chose qui est dans la nature; non produite par l’humain. Bien sûr, l’objet est fragile; il peut rapidement se démoder, être délaissé; il peut même devenir un objet jetable, car la beauté est éphémère. Ce qui caractérise le design, et fait son originalité, c’est la superposition d’un objet utilitaire et d'une œuvre d’art. La production en série relève en même temps de l’art. Le concept de produit rejoint celui de création. 

L’objet dessiné par le designer s’oppose à la société et l’exprime tout à la fois: il circule  et se tient dans l’entre-deux.             
«
Il est le dehors d’un dedans … Il est à la fois prothèse et obstacle» (F. Dagognet).

Grâce au design, l’objet se signifie, il se métamorphose, se double, s’« esthétise », se change. L’objet ne relève plus de l’univers de l‘objectif, il « révèle » l’humain à lui-même. Il réconcilie le dedans et le dehors, l’un n’est rien sans l’autre. 
C'est ainsi que le design réconcilie la beauté du geste et l'intelligence du contenu.


 

au_plaisir_du_geste___par_francine_demichel.pdf AU PLAISIR DU GESTE - par Francine Demichel.pdf  (125.24 Ko)


Restitution du projet "Artè Aiutu" pour le CESU 2B
Cette maquette été réalisée à la demande du CESU 2B, Centre d’Enseignement de Soins d'Urgence de Haute Corse. Cet objet pédagogique a vocation à simuler des plans de secours.

Les étudiants de Licence 1 Arts appliqués ont conçu et fabriqué, dans le cadre de leur Atelier de design et avec l'aide du Fab Lab Corti, une mallette intégrant un plan de l'hôpital de Bastia et sa représentation en 3D, avec bâtiments, signalétique, figurines et véhicules.

Le plateau gravé au laser est recouvert de peinture magnétique et les pièces imprimées en PLA sont aimantées.

La mallette et son contenu ont été présentés à la première Fab Fiera, organisée par le Fab Lab Corti  le 1° juillet 2017 au Palazzu Naziunale de Corte.


Exposition du projet "Goya: le sommeil de la raison" au Palazzu Naziunale
 

Projet GOYA - le sommeil de la raison

Dans le cadre d'un séminaire sur le peintre Francisco de Goya, les étudiants de Licence 2 et Licence 3 Arts plastiques et Arts appliqués, ainsi que quelques artistes invités, on réalisé leurs autoportraits numériques tramés, vectorisés, puis gravés au laser sur bois en négatif, et enfin imprimés à la main. Au total 48 portraits de 30 x 30 cm ont été ainsi imprimés en noir ou en blanc, présentant à chaque fois des particularités dans les rapports entre ombre et lumière, série et pièce unique, usinage technologique et geste manuel, nouveauté et référence esthétique, singularité personnelle et effet de groupe.


A Bastia du 22 juin au 13 juillet


Amandine Joset-Battini, diplômée de notre filière Arts, expose au Centre Una Volta

LES NUITS SAUVAGES

Du 22 juin au 13 juillet 2017

Les productions d’Amandine Joset puisent leur influence plastique et leur source esthétique dans les courants de la gravure et de la peinture mais également de la littérature ou encore du cinéma. Son travail fait écho à un genre de primitivité et à l’espace intime.

L’intérêt du travail d’Amandine Joset ne se situe pas seulement dans la photographie en elle-même, mais bien au-delà, il s’inscrit dans un patrimoine d’images et de symboles anciens, une sorte de manifeste naturaliste et onirique d’où se dégage quelque chose de sensible et dangereux à la fois. Actuellement installée sur les hauteurs de Balagne, Amandine Joset est une jeune photographe de vingt-sept ans née à Ajaccio. Elle a étudié les arts plastiques ainsi que la psychologie à l’université de Corse.

Sa pratique alterne entre numérique et argentique, dont elle explore tous les aspects, du développement jusqu’aux jeux sur la texture et la matière.

Musique : Erebos /Aether
Composée et Produite par : La Violence Des Echanges
– Marc Sauveur Costa et Amandine Battini-Joset –
Mixage : Antone Sicurani

Un merci tout particulier à Elisa Achilli, Olivier Salerno et Jean-Nicolas Repain.


Fabbrica Design 3: Restitution des prototypes de la résidence TERRE

Mardi 30 mai 2017, Nous vous donnons rendez-vous à Corte à 11h au Palazzu Naziunale pour une présentation de l'exposition de restitution de la résidence Fabbrica Design3 #Terre, en présence de Pauline Avrillon, et des partenaires du projet. 

Vous pourrez alors découvrir les prototypes qu'elle a réalisés à partir de différentes terres de Corse, ainsi que les nombreuses étapes de son travail, qui intègre prospection sur le terrain, transformation du matériau, conception des modèles et fabrication autonome ou en partenariat avec des artisans. Des briques en terre crue au parement de terre cuite, en passant par un assortiment de pastels et autres objets inspirés des formes archétypales de la poterie insulaire, tous les produits de cette résidence seront présentés dans cette exposition, et visibles pendant plusieurs jours dans la Salle des Actes. Ce sera également l'occasion de découvrir une installation vidéo créée par l'équipe de réalisation du documentaire qui a suivi Pauline Avrillon pendant quatre mois.

Présentation des prototypes conçus dans le cadre d'un projet de co-design pour les chambres universitaires

corse_matin_11_04_2017.pdf CORSE MATIN-11-04-2017.pdf  (345.73 Ko)



Vendredi 7 avril 2017 à la Casa studientina du CROUS de Corte, a eu lieu la présentation des prototypes réalisés par les étudiants de L3 Arts parcours Arts appliqués. Quinze prototypes ont été conçus dans le cadre du concours organisé par le CROUS de Corse, afin d'intégrer un objet créé par les étudiants dans la réhabilitation de 208 chambres universitaires. Ces objets exposés et soumis à l'appréciation du jury, ont été pour l'essentiel réalisés au Fab Lab Corti, sous la direction de la designer et Fab Manager Noémie Vève. Trois prix ont été décernés, mais seul le lauréat verra son prototype édité et intégré aux chambres universitaires. 
1° prix: Noureddine Bouchtaoui (3 boites gigognes)
2° prix: Mariuccia Tonieri-Serra (Multi-cintres)
3° prix: Marie Casanova (Coffre à linge-tabouret)

Le Jury était composé de
- Mme Annick LAFRONTIERE, Directrice des Affaires Générale et du Patrimoine,
- Mme Olga CRISTINI, Responsable de l’Hébergement,
- Mme Aurélie CIABRINI, Directrice des Ressources Humaines,
- M. Hyacinthe COSTANTINI, maître d’œuvre de la réhabilitation de la résidence de Pascal Paoli 1,
- Mme Vannina BERNARD-LEONI, Directrice du Pôle Innovation et Développement,
- M. Jean-Joseph ALBERTINI, représentant la filière arts appliqués,
- Melle Louana JURILLI, VPE CROUS de Corse
- Mme Noémie VEVE, Fabmanager Fab Lab Corti
- Mme Linda CALDERON, Responsable de la filière Arts Appliqués et Arts Plastiques

Tous les prototypes réalisés pour ce projet seront prochainement montrés dans le cadre de la Maker Fiera, organisée par le Fab Lab Corti.

L'AUTRE

Atelier sérigraphie du 29 mars 2017 à Bastia, organisé au Centre culturel Una Volta, dans le cadre des Journées des Arts et de la Culture dans l'Enseignement Supérieur, et des vingt-quatrièmes Rencontres de la BD à Bastia.
Les étudiants de la Licence Arts de l’Université de Corse, de L2 Arts plastiques et Arts appliqués, et de L3 Arts plastiques et Arts appliqués, étaient encadrés par leurs enseignants Linda Calderon et Jean-Joseph Albertini. Ils ont réalisé en collaboration avec l'éditeur et sérigraphe Christian Humbert-Droz, un livret sur le thème de "l'Autre". Après une phase de conception dans le cadre de leurs cours d'Art numérique, ils ont consacré cette journée d'atelier à un intense travail d'impression sérigraphique recto-verso en plusieurs couleurs, puis au séchage, au pliage, à l'agrafage et au massicotage de presque cent livrets, tous légèrement différents. 
Cette nouvelle expérience collective a montré que les enjeux de la fabrication et de la diffusion, où savoirs et savoir-faire pratiques et théoriques sont intimement mêlés,  sont au cœur de la pédagogie du projet et du maillage entre les arts. L'Art comme lien. L'Autre comme horizon.

Palais des gouverneurs du 8 mars au 10 mai 2017


Portraits de femmes / Ritratti di donne /// Musée de Bastia -

Portraits de femmes / Ritratti di donne /// Musée de Bastia -

Suivi déc 2016
Julia Massoni
"Elle(s)"
Techniques graphiques sur papier encollé sur bois-foulard et tabouret.

Suivi déc 2016
Marina Salis
"Homme-animal"
Installation. Sculpture de plâtre/ main et patte de chat, collage feuilles et mousse. Support de contreplaqué

Suivi déc 2016

Suivi déc 2016
Melanie Vincentelli
"Hashtag"
Sculpto-peintures" réalisées sur format A3. Techniques mixtes (peinture-collage-assemblage)

Suivi déc 2016
Sara Santini
Sans titre
Photomontage sur carton encollé sur toile.

Suivi déc 2016
Morgane Antonini
"Par la main"
Installation.moulage de plâtre/matrices de plastine. Chaises.

Suivi déc 2016

8 décembre
Atelier de Pratiques graphiques conduit par des étudiants d'art à l'attention d'élèves du primaire dans le cadre de la journée patrimoniale du 8 décembre/ merci à Pauline Costa

8 décembre

Suivi déc 2016
Clemence Santucci
"Allegoria"dessin un situ, feutre et encre sur papier

Suivi déc 2016
Christine Ottaviani
"Iconic-icônes"
Peinture à main levée, acrylique et vernis sur papier

Lancement officiel de la résidence Fabbrica Design 3 #Terre
L’Université de Corse lance officiellement le lundi 23 janvier, la troisième édition de sa résidence de designers «Fabbrica Design» qui se consacrera cette année au matériau TERRE. L'événement aura lieu à 14h, dans la Salle des Actes du Palazzu Naziunale (Haute Ville) à Corte. Ce lancement sera l’occasion d’effectuer une présentation de Pauline Avrillon, lauréate de cette troisième édition, et de son projet "Terre à Terre".

Portée par la Fondation et la filière Arts de l'Université de Corse, Fabbrica Design s'ouvrira cette année encore au design en open source, en intégrant le Fab Lab de l'Université de Corse. Cet outil de conception, de prototypage et de fabrication permettra d'explorer de nouvelles façons de penser et de produire.

La lauréate de la troisième édition
Pauline Avrillon est issue de la prestigieuse Ecole Boulle, et titulaire d'un Diplôme Supérieur d'Arts Appliqués (DSAA) Design de produits, obtenu en juin 2015 avec les félicitations du jury (projet de recherche sur l'informe dans le design). Pour Fabbrica Design, son projet "Terre à Terre" mettra en jeu des partenariats avec des artisans locaux et le Fab Lab de l'Université de Corse. 
Le comité de sélection avait particulièrement apprécié, au moment de choisir le lauréat de cette troisième édition, l'engagement créatif de Pauline Avrillon, la fraîcheur de ses propositions, son goût pour l'expérimentation liées à des problématiques, matériaux et savoir-faire spécifiques au territoire corse.

Cours de l'Ecole du Louvre à Ajaccio
Cours du Louvre au Palais Fesch
De février à avril, une fois par mois, la prestigieuse école du Louvre, qui exerce une mission d’enseignement d’histoire de l’art et des civilisations et de diffusion culturelle, propose des cours pour tous ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances.

Ce que cache la Joconde… où l’art du portrait à la Renaissance.
Cécile Beuzelin, docteur en histoire de l’art, chercheuse au CESR de Tours, professeure à Paris 1, revient sur les théories qui sous-tendent le portrait et ses enjeux : immortalité, pouvoir, amour et amitié.
Jeudi 16 février « Rendre présent l’absent » : théories du portrait à la Renaissance
Jeudi 9 mars Portraits du pouvoir, pouvoirs du portrait
Jeudi 23 mars A chacun son masque : le portrait de femme entre portrait et fiction
Jeudi 30 mars « Love at first sight » : portrait et amour
Jeudi 6 avril Du double portrait d’amis d’Andrea Mantegna aux Ambassadeurs d’Hans Holbein Grande galerie, de 18 h à 20 h.

Tarifs : 42,50 € les 5 modules (Tarif réduit : 25,50 € réservé aux jeunes de moins de 25 ans, bénéficiaires du RSA , de l’AAH, demandeurs d’emploi)

Renseignements : Catherine Cristofari 04 95 26 26 22 ccristofari.musee@ville-ajaccio.fr

nl_palais_fesch_janvier_2017.pdf NL Palais Fesch janvier 2017.pdf  (578.06 Ko)
cours_du_louvre.pdf Cours du Louvre.pdf  (358.32 Ko)


Article de Barbara Ignacio-Luccioni, Corse Matin


Dreamworks : un rêve devenu réalité pour Sébastien Wojda

L'ancien étudiant en arts de l'université de Corse est revenu sur ses pas pour partager son expérience d'animateur 2D et 3D chez Dreamworks (Shrek, Kung-fu Panda...) avec les élèves d'arts plastiques, audiovisuel et multimédia

Il a fait de son rêve une réalité. À 34 ans, Sébastien Wojda-Marioni* est character animator (animateur 3D et 2D) chez Dreamworks (Shrek, Kung-Fu Panda, Dragons, Madagascar...) à Los Angeles. Une société dont le nom n'aurait - en ce qui le concerne - pas pu être mieux choisi.

Il y a une quinzaine d'années, le jeune homme était étudiant en arts à l'université de Corse.

Et mercredi dernier, lors du dernier Studiolinu organisé au Palazzu Naziunale de Corte, il a partagé son expérience et son parcours avec les étudiants actuels des filières arts plastiques, audiovisuel et MMI (métiers du multimédia et de l'Internet).


Révélé au crayon bleu

Un retour aux sources émouvant pour le jeune homme, mais aussi pour son ancien enseignant d'arts plastiques et arts appliqués, Jean-Joseph Albertini, également responsable de la filière arts de l'université de Corse. "Il s'est vraiment révélé lorsqu'il a commencé à travailler au crayon bleu**", lance son ancien professeur.

Durant deux heures, Sébastien Wojda est revenu sur son parcours, illustrant son récit de vidéos et d'images extraites de ses réalisations à travers le temps.

Ses inspirations transparaissent à travers ses courts métrages. "J'ai grandi avec le club Dorothée. J'adorais Dragon Ball, Les chevaliers du Zodiaque... Et les jeux sur Nintendo comme Super Mario Bros." Une forte influence du Japon et de l'univers manga. Mais aussi celle du graphisme de Jamie Christopher Hewlett, créateur des personnages du groupe Gorillaz. Ou encore celui de Midam, auteur des BD Kid Paddle.

Après ses études à Corte, il s'est formé à Angoulême, puis aux Gobelins, à Paris. Non sans mal. "J'ai échoué aux premiers concours, rappelle le jeune homme. Je manquais de pratique."

À force de travail et de persévérance, il finit par intégrer les écoles. Puis travaille sur de nombreux projets en indépendant, souvent aux côtés de son épouse, Laure Rétif - avec qui il a réalisé une partie de ses études - et qui travaille aujourd'hui pour une société de jeux vidéo. Puis, ils présenteront chacun un dossier pour entrer à Dreamworks. Et travailleront pendant deux ans dans l'un des studios de la société, basé en Inde. Au terme de ces deux années, ils ont envie de changement.

Encouragé par sa mère, Sébastien Wojda postulera au studio de Los Angeles. Où, à sa grande surprise, il sera accepté. Un parcours qui donne de l'espoir aux étudiants.

Entre le créatif et la salle, les échanges se tissent rapidement. Le jeune homme partage son univers, ses joies, ses difficultés. Les projets qui ont marché (Kung-fu Panda 3, Dragons 2...) et puis ceux abandonné en cours de route. "J'ai travaillé sur un film d'animation, Me and my Shadow, c'était très sympa. Et puis le projet a été abandonné, raconte-t-il. Un an de travail parti à la poubelle. Ça arrive souvent ..."


Un studio en Corse ?

Le character animator aborde les bons côtés :les studios sont un univers à part entière, avec restauration gratuite, activités, espaces de travail adaptés... un logiciel d'animation 3D spécialement conçu par des ingénieurs de Dreamworks, évolutif, qui permet vraiment de travailler dans des conditions optimales.


Téléchargez ci-dessous l'intégralité de cet article du Corse-Matin du 09 janvier 2017:

articlecm_studiolinu_seb_wojda_new.pdf ArticleCM_Studiolinu Seb Wojda_NEW.pdf  (1.41 Mo)


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